CAMINAREM - La Compagnie des Imagiers

13 mars 2012

Présentation

Sur le chemin voici partie

CAMINAREM

pour dire pour faire

lou camin d'hier en geste pour demain

Jeux, Echoppes, Ateliers et Contes des métiers

Animations de sites et évènements ponctuels

Tel 04 66 52 50 99 - 06 19 80 36 52

asscaminarem@aol.com

1 rue du Temple - 30960 - Les Mages

acceuil 1

CAMINAREM regroupe Comédiens et Artisans d'Histoire vivante, désireux de faire partager leur passion par gestes. Tels les Imagiers médiévaux, ils tentent d'illustrer, avec humour et bonne humeur, la vie quotidienne des Gens de Métiers en animant "Grands" et "petits" patrimoines .

          Pourquoi Gens de Métiers et non preu chevalier?

Jean des Haies répondra :« Voyez ! Peu chez nous de « nobles nés » sur leurs vaillants coursiers mais maints créants fils d'émigrants marchants dans les pas de leurs parents. Peu lettrés, moins cor bachelier, disons Contes et Légendes des Métiers .... avec nos pieds. »

         Notre intérêt porte en effet sur l'histoire commune, banale devrait on dire avec fierté. Celle faite des milles petites victoires quotidiennes de nos ancêtres qui nous font aujourdhui vivants et libres.

Car : « C'est questant oeuvrage, savoir ou équité que poudreux et va nu pied jurèrent foi aux communes libertés. Qui dit Bonne œuvre dit citoyenneté! ».

L'histoire d'un rêve insensé qui les jeta sur des routes d'incertitudes et d'espérances.

L'histoire de trois mots : Liberté, égalité, fraternité

"De Courtrai à Granson, de Ballon à Castillon, Flamands, suisses, bretons ou faydits d'oc levèrent le « Ban des gens de peu »qui sans « Vouloir » firent armes de leurs outils :« Les communaux ».

Un rêve qu'il fallu défendre âprement légitiment un service citoyen armé si critiqué lorsqu'il ballionna la liberté qu'il était sensé défendre.

"Mais plus souventes fois, en « Bonne ville », Victoire se dira prospérité, charité et savoir partagé.En « Bâtisseurs »: Moulin, Beffroi, Hospital ou Halles du Marché. Bonne Œuvre n'est pas l'affaire d'un seul".

Si regrété lorsque disparait avec lui le sentiment de participation à une même communauté

"Ni commerce ni civilité sans « Pays » ni « Ban lieu » dira guyon de Tinteniac parlant des territoires et ressources en partage entre rural et urbain. Chemins de l'eau, du sel, du vin, de la pierre et du bois, camin del saou, via ferrata et carrera mercata témoignent du long tissage de liens, d'expériences et d'intérêts qui constitue notre principal Patrimoine: L'environnement ...ou plutôt nos environnements « Terroirs et urbanités».

Pour le Barbier Gelly," C'est l'Histoire du "Bon François" langage commun auquel concourent milles sources et qu'aucune règle écrite ne parvint à endiguer. Rien de tout cela ne s'apprend par l'Université mais par tous les sens, dès l'enfance et en liberté."

C'est pourquoi, démonstrations techniques, contes, jeux et participation sont au centre de nos animations théâtralisées. Entre théatre forum et reconstitution historique.....des histoires à écrire, une légende à vivre ensemble dans la tradition d'Adam de la HALLE.

CAMINAREM

Posté par mandrin30 à 21:39
04 mars 2011

Autrement dit

           Créée en septembre 2007 CAMINAREM, association 1901, a eu pour but premier le maintien et le développement des animations "Sciences et Techniques médiévales " issues de la coopération entre plusieurs associations ludistes et d'Histoire Vivante (Agon, Les jeux du Manoir, CDACM...).
           Son objet s'est étendu à la création de prestations artistiques et culturelles d'Animation et de Valorisation des patrimoines et toute activité y contribuant.

         Elle collabore directement ou par ses membres avec des acteurs privés et les services de l'état ou des régions en charge des actions pédagogiques et culturelles concernant les patrimoines Bâtis, techniques et vernaculaires.(DRAC, Monuments Historiques, Jeunesse et sports...)
         Elle regroupe pour cela une douzaine d'adhérants professionnels de l'Artisanat d'Art, du spectacle et de la médiation culturelle.dont la qualité et l'audience lui permette d'agir au plan local, régional, national et international.
           Tels les "Imagiers Médiévaux", ces membres tentent d'illustrer, avec humour et bonne humeur, l'Histoire sociale et technique des métiers qui lient et enrichissent nos "humanités" européennes et méditerranéennes.

                                                                        Le propos

              Caminarem illustre l'évolution de la condition de libre artisan du X au XVIII siécle. Aux aspects techniques (outillage,procédure, matériaux) s'ajoutent donc les conditions de liberté de l'homme de métier dues à ses appartenances et les devoirs qui s'y rattachent.( Déplacement, guet, service armé...), son organisation domestique (distribution sexuelle des rôles, travail des enfants...) destinée à satisfaire ses besoins quotidiens (alimentation, dormition, santé, vesture,outils... ) dans un environnement sans supermarchés ni réseau d'eau.et son rapport à l'environnement naturel ,économique et social selon qu'il est itinérant ou sédentaire,en paix ou en guerre, en chemin ou dans sa banalité.

                                                               Le  fil rouge:

                                      L'Itinérance et la conquête des libertés urbaines.

 Contrairement au serf attaché à la terre, l'homme libre pérégrine. En pèlerinage ou recherche d'oeuvrage , il est « aubain » (hors ban) sous protection du roi. pour peu qu'il fasse aveu d'une appartenance convenable.(son ban). Mais, en l'absence de ville et de circulation monétaire, la production artisanale  reste longtemps restreinte aux ateliers serviles des domaines complétée par les productions domestiques.des tenures paysannes. Aussi les rares artisans "francs" sont les bâtisseurs 'Lombards".

Ces "francs" maçons sont libres de s'organiser ,d'aller d'un chantier à l'autre et ne se jugent qu'entre eux selon le principe de la personnalité des lois. 
        C'est le besoin de grands édifices publiques et la pénurie d'ouvriers itinérants qualifiés qui justifie l'offre faite aux Batisseurs de la première charte de liberté des gens de métiers .  

                                                                   La ville rend libre.

              Aux XI, XII et XIII, la révolution des techniques agraires et la propagation des engins mécaniques (charrues, moulins...) provoquent exode rural et développement urbain.

           La jurande des constructeurs servira alors souvent de modèle aux corporations urbaines naissantes puis aux bourgs rachetant collectivement les droits seigneuriaux: Les communes.

           Devenues « seignor », « les bonnes villes » assurent le guet et le service à l'ost du roi .  Leurs milices formées d'artisans manieurs d'engins feront de l'infanterie la « reine des batailles »de la Renaissance. En récompense , elles obtiennent privilèges et droits de foires assurant leurs renommées. « A tout senior , tout honnor »

           Mais n'est foire sans bonnes monnaies, mesures et libre circulation des hommes et des biens.

           Sureté et entretien des ponts et chaussées , développement des sciences et techniques, diffusion des idées humanistes .préoccupent donc plus le bourgeois prud'homme que le preu chevalier. Des ingenieurs florentins à la révolution française , les artisans des Lumières ouvrent les routes du nouveau Monde des Encyclopedistes Diderot et d'Alembert.

                                                          La tradition d'animation

          Derriere l'humour et l'apparente légèreté  Gestes et Jeux médiévaux puis comédia del Arte ou théâtre forum invitent au plaisir de la réflexion sur nos coustumes d'hommes qui travaillent ou oeuvrent en sociétés elles même mobiles.  Ils se doivent de satisfaire la curiosité de l'enfant comme de l"amateur éclairé.

           Autour des Chantiers de « Bâtisseurs », des étals de « Métiers en  foire » ou des "communaux" en retour de guerre s'articulent les grandes étapes de l'acquisition de libertés citoyennes, de l'évolution des sciences et techniques et de notre rapport à l'environnement..  Avec "Artisans des Lumières"  , l'Histoire Naturelle du Languedoc de de Gensanne fait alors écho en Cevennes aux recherches actuelles de sources d'énergie comme de conservation des ressources.

       CAMINAREM n'illustre donc aucune nostalgie passéiste mais notre respect pour les cheminants dont nous sommes nés et pour ceux qui peinent encore aujourd'hui sur les chemins de liberté.

Comme Jean Pierre Chabrol et Claude Marti :" Nous dirons: Caminarèm ! et ils nous ouvriront leur porte, sachant que, pour avoir lu ce livre, nous n'ignorons plus qui ils sont ni ce que vaut leur vin."

            Puisqu'en  notre langue d'oc ,CAMINAREM  signifie « Nous continuerons le chemin ...!"


                                Slama, saluto, Kenavo, bye, hasta la vista, salut.....

Posté par mandrin30 à 18:50